Soins
à domicile et psychiatrie:
Les
troubles psychiques apparaissent la pluspart du temps sous
forme de crises dont on sort afin de reprendre le
cours de son existence. Ils se
manifestent sous des formes les plus variées (tristesse, angoisse
profonde, perte d’énergie, laisser-aller inhabituel, comportements
bizarres, etc.…).
Cette souffrance apparaît
le
plus souvent lors de périodes clef dans la
vie d’un individu. L’impact de ces crises sur l’ensemble des
domaines de sa vie est considérable. Les personnes peuvent éprouver
des difficultés pendant leurs études, au travail, à l’intérieur de
la famille avec les parents, les enfants ou avec les amis. Il s’ensuit
un isolement familial, professionnel et social aggravant encore la
situation.
Depuis
plus de trente ans, la psychiatrie a commencé sa transformation et
amorcé une phase de désinstitutionalisation. L’avancement des
recherches concernant les traitements médicamenteux a également considérablement
amélioré le pronostic de l’évolution des maladies psychiques. Ce
mouvement continue aujourd'hui avec le développement de plus en plus
important des soins dans le milieu de vie. L'objectif est d'assurer
la meilleure qualité de vie possible aux personnes souffrant de
troubles psychiatriques en leur permettant d'avoir un logement et de
jouer un rôle actif dans notre société.
La prévention des rechutes, l’éducation à la gestion des symptômes,
l’intervention précoce, l’intervention en situation de
crise, la prévention des conduites à risques
et des actes suicidaires, le soutien de la famille,
l’orientation, les conseils concernant les traitements sont
des moyens permettant le maintien à domicile et l’amélioration de la
qualité de vie des patients. Ces
programmes de soins bien tolérés par les patients
améliorrent l'adhésion au traitement et diminuent
la contrainte. Les
hospitalisations peuvent être prévenues et évitées. Dans d’autres
situations, l’hospitalisation peut se faire avec plus de collaboration
et sans violence, ce
qui peut ainsi contribuer a en raccourcir la durée.
On
passe d’une organisation des soins centrés sur l’hôpital vers une
organisation des soins axés sur le lieu de vie de
la personne. L
’intervention à domicile trouve alors une place intéressante dans
cette profonde mutation. Elle permet
d’allier l’amélioration de la qualité des soins à une économie
des coûts de la santé.
Une
étude faite en 2002 à Lausanne (Bonsack & coll.)
montrait que 50% des patients hospitalisés une première
fois pour une crise psychotique ne se rendait pas à leur premier
entretien chez le psychiatre. Il est primordial dans ces situations
d’offrir un suivi en allant à la rencontre des personnes
afin de ne pas rompre la continuité des soins. L’infirmier
à domicile joue alors un rôle important dans ce
système. Il devient un fil rouge entre la personne
concernée par la maladie, la famille, le traitement et les
autres acteurs du réseau.
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Présentation des
prestations
PSYDOM utilise de multiples outils de traitement au service du
patient.
Bien
intégré dans le champ actuel de la santé mentale, PSYDOM
travail en réseau avec tous les intervenants.
Dans
un processus de qualité, PSYDOM
recherche toujours a améliorer ses prestations et sa gestion, à
s’intégrer aux structures de soins, ainsi qu’à défendre et développer
les soins en psychiatrie à domicile.
Nos
interventions peuvent se définir
selon
les compétences décrites par la HES-SO depuis 2001 :
-
Concevoir,
réaliser, évaluer des prestations de soins infirmiers en
partenariat avec la clientèle.
-
Construire,
avec la clientèle, une relation professionnelle dans la perspective
du projet de soins.
-
Promouvoir
la santé et accompagner la clientèle dans son processus de gestion
de la santé.
-
Evaluer
sa pratique professionnelle afin d’ajuster, de développer et de
conceptualiser ses interventions.
-
Contribuer
aux recherches conduites par des chercheurs en soins infirmiers et
participer à des recherches interdisciplinaires.
-
Mener
des actions de formation auprès des étudiants en soins infirmiers,
des pairs et des acteurs du système socio-sanitaire.
-
Collaborer
au fonctionnement du système de santé.
-
Participer
aux démarches qualité du système socio-sanitaire.
-
S’impliquer
par son discours et ses actes, dans le développement et
l’explication du rôle infirmier.
Ou
de telle autre :
injections
neuroleptiques dépôt ou autres, éventuellement prises de sang (dosages,
tests, examens), contrôles des constantes physiologiques, hygiène,
etc. Investigations d’éventuelles étiologies somatiques aux troubles
psychiques.
prévention de la rechute et de l'hospitalisation et soutien
post-hospitalisation. Relation d’aide, évaluation des symptômes (tests
Beck Hamilton ; Goldberg MMS etc.), mise en place d’objectifs
thérapeutiques, soutien de projets de soins, évaluation et contrôles
du traitement médicamenteux, évaluation et information au réseau thérapeutique
et familial, interventions d'urgence, travail de compréhension et de
gestion de la maladie, mise en place de programmes d’exposition pour
les troubles anxieux, aide à la structuration dans les activités de la
vie quotidienne, stimulation à l’intégration socio-familiale.
Travail de compréhension et de repérage des symptômes précurseurs et
mise en place de moyens pour éviter ou limiter la décompensation. Aide
à la clarification du diagnostic médical.
stimulation
et orientation sociale (mise en rapport avec les services sociaux, éducatifs,
autorité tutélaire ou autres), accompagnement dans certaines démarches,
transports (lorsque ces derniers ont un sens thérapeutique).
Indications :
-
retour
de l'hôpital, afin de favoriser l'adhésion à un suivi ambulatoire
et assurer la médication
-
intervention
précoce chez des personnes débutant une affection psychiatrique
-
soutien
lors d'une période de crise dans le but d’éviter
l’hospitalisation
-
prévention
des rechutes
-
promotion
des hospitalisations volontaires sans violence par le biais des
interventions précoces
-
soutien
et décharge du réseau déjà existant
-
recherche
de solutions avec le réseau (voisins, employeur, famille, amis,...)
pour diminuer la désinsertion et diminuer les facteurs de stress
-
suivi
des « patients en refus » fuyant les réseaux
traditionnels
-
suivi
régulier de l’efficacité du traitement médicamenteux
(introduction, adhérence, changement de molécule, évaluation après
arrêt de traitement)
-
aide
à l’évaluation diagnostique
-
évaluation
clinique (psychométrie)
-
autres
suivis à discuter
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Fonctionnement :
PSYDOM
est une société simple au sens de l’identité juridique.
Elle
est constituée de deux structures indépendantes mais liées par des
critères de qualité et d’efficience du fonctionnement. Ces
structures sont souples, légères, adaptables aux besoins, mobiles et
atteignables.
L’équipe
fonctionne dans une synergie productive et motivante, ce qui permet de
tirer le meilleur de chaque individualité. Maximisation des avantages
d’une collaboration et minimisation des inconvénients d’une
association. Un des avantages et de permettre une intervision
face à l’ensemble des défis qui se présente à nous.
Nous
utilisons l’outil informatique pour le dossier de soins et pour la
gestion, ce qui nous permet entre autre de publier un rapport
annuel.
Nous
pouvons aussi nous targuer d’avoir une organisation rigoureuse et
uniformisée entre nous tous, adaptable à la pratique de chacun.
La
pratique d’indépendant responsabilise énormément. Elle développe
un professionnalisme nécessaire à une maîtrise globale des
situations.
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Historique :
Ce mouvement vers l’ambulatoire en psychiatrie et sa reconnaissance étatique
a engendré pour nous, un surcroît de demandes conjugué
à une intensification des soins pour les suivis en cours.
Nous
pouvons donc réalistement imaginer que PSYDOM
pourrait intégrer de nouveaux collaborateurs indépendants dans un avenir
proche.
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